STM – Une page vient d’être tournée! En effet, sous la pression de Jean-Francois Lisée et du Jihad radiophonique CJAD, la STM a du montrer des signes d’ouverture en adoptant le bilinguisme mur à mur.

Les déclarations de Jean-François Lisée sur CJAD (vous savez? le jihad radiophonique des anglophones de Montréal) n’ont rien pour me rendre heureux. Ne serait-ce que suggérer un service bilingue à la Société de Transport de Montréal, c’est simplement mettre l’étincelle aux poudres! Il n’y a qu’à voir la réaction de la communauté anglophone en rapport à son «entrevue» et croyez-moi, cette communauté-là elle, elle n’oublie pas, malgré que ce ne soit pas sa devise. Elle se tient debout, à tort ou à travers. Elle agit toujours comme si c’était elle qui était menacée, en voie d’extinction, malgré qu’elle soit entourée de 400 millions d’autres drones parlant la même langue… Autrement dit; Lisée l’a sous-entendu, le PQ l’a promis! Vous verrez! Oui, oui, je sais. Ce n’est pas ce qu’il a dit… Mais il faut comprendre les pauvres anglophones de Montréal qui n’ont accès qu’à 400 chaînes télé en anglais, qu’à une soixantaine de stations radio en anglais, qu’à 87% des publications en kiosque en anglais et qu’à seulement 50% des salles de cinéma en anglais à se mettre sous la dent… …Et je ne vous mentionnerai pas les budgets hospitaliers et scolaires! Si vous étiez eux, vous auriez peur aussi d’avoir à parler une autre langue de crainte que ça ne déteigne… il n’y a qu’à voir comment ça déteint sur nous!   

Eh Bônedjiour tchaise vouçe!

Comme je me trouve déçu de Lisée! Venant de lui, ça me tord les entrailles!!! Ça me rappelle la loi 78 de Claude Ryan. Mais c’est la loi qui me faisait mal, pas le sentiment de trahison bien attendu dans le cas d’un vendu fédéraliste qui n’avait pas plus de respect pour les francophones que son mentor Trudeau et sa progéniture avariée. Non, ça me fait mal comme quand je me suis rendu compte que René Lévesque foutait des bâtons dans les roues à Camille Laurin en rapport à la «radicalité» de son projet de loi linguistique. Radicale? Comme si d’installer une clôture pour garder son troupeau était drastique! Les clôtures, ça n’empêche pas de parler aux voisins, seulement, ça garde leurs merdes chez eux. Lévesque n’avait qu’à avoir le courage fondamental d’apposer un veto à la loi 101 et nous n’en serions pas là, avec des définitions de la Cour suprême canadienne… Non, nous aurions la possibilité de reprendre notre statut de peuple distinct à l’intérieur de notre clôture transparente…

Mais le gros problème ici, c’est que Lisée suggère à ceux qui en ont le droit de par les exemptions de la loi (merci René Lévesque!), d’enlever tout semblant de délimitation pour bien démontrer en fait que le PQ n’est pas «fasciste» (comme les animateurs du cijhad le disent à qui veut bien l’entendre, c’est-à-dire 99,97% des anglophones qui écoutent ce poste). C’est une approche péquiste qui a fait ses preuves en ce qui a trait à faire du surplace. Lisée viendra bientôt aussi nous parler des touristes anglophones, mais, ils viennent ici pour quoi au juste? Outre les rednecks qui viennent pour la Formule 1, le hockey ou certains festivals qui ne profitent qu’à leurs promoteurs, les vrais touristes viennent pour l’attrait unique que le Québec offre, un dépaysement linguistique et culturel : «La France» à moindre coût. Ne venez pas me dire qu’ils viennent voir l’architecture, la nature ou les sites historiques… J’ai fait le tour de l’Amérique septentrional et je peux vous assurer que des trucs intéressants, pas ce qui manque. Non, l’intérêt ici, c’est la différence culturelle, point. Vous n’avez qu’à discuter avec un États-Unien en visite pour le constater. Je ne vous parle pas des Canadiens anglais, puisqu’ils ne reconnaissent pas notre différence culturelle (et pourtant ils se différencient des États-Uniens!)…

Il y en a incontournablement un bon trois cinquième des francophones d’ici qui me radotent les mêmes évidences insipides comme quoi c’est bien de connaître l’anglais. Je suis d’accord, mais est-ce que ce serait mal pour autant d’apprendre des rudiments de français lorsque l’on est anglophone? Dans la même proportion, d’autres tarés me diront que ça permet de rejoindre une plus grande quantité de gens. Mais pour leur dire quoi au juste en fait? Tout ce «beau» monde parle à peine à leur voisin! Voilà:

C’est ça le rêve fou de Durham. Nous faire croire qu’il n’y a pas de danger, que nous avons le choix, l’accès à une meilleure vie par le truchement de l’assimilation. Je dis «fou» parce qu’il croyait que ça se produirait dans les 50 années suivant son rapport. Il n’avait pas vraiment pris en considération certains facteurs réunissant les Québécois, tel que la religion… Mais aujourd’hui, il n’y a plus vraiment d’élément nous soudant. Relisez le rapport Durham «Le remède aux maux du Bas-Canada» et commencez maintenant le compte à rebours de 50 ans… j’aurai 98 ans si je vis encore… Vous viendrez m’en reparler, mais en anglais bien sûr.

Durham proposait l’union du Haut et du Bas Canada ainsi qu’un «gouvernement responsable».  Quelle ironie de voir qu’avec de telles taches travaillant à notre perte et ne prêtant aucunement attention à ce qu’elles disent en tout temps (le reflet de toute une société, remarquez… et moi qui l’avais mis sur un piédestal, lui-là), je vous garantis que c’est dans la poche!

…Pour l’hégémonie anglophone cela étant dit…

à lire :

http://www.vigile.net/Rapport-Durham-toujours-en-vigueur

ou

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/Rbritannique_Durham.htm

ou si vous avez la patience et l’endurance, au grand complet :

http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/actionnationale/src/1987/11/09/1987-11-09.pdf

 

Extrait d’un article intitulé « Le français s’est enLisée de nouveau » écrit par Sylvain Ruest.

Lien: 

http://www.facebook.com/notes/sylvain-ruest/le-fran%C3%A7ais-sest-enlis%C3%A9e-de-nouveau/10151703744639008