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Nouvelle politique publicitaire au centre de décision du Mouvement des Caisses Desjardins nouvellement déménagé de Montréal à Toronto.

Pour vendre les produits financiers du mouvement Desjardins, les nouveaux administrateurs torontois ne s’associent qu’aux artistes qui chantent dans la langue de l’EMPIRE. Une formation musicale, un chanteur ou chanteuse québécoise, seront éligibles pour autant qu’ils répondent aux nouveaux critères définis par les nouveaux administrateurs torontois du mouvement Desjardins: chanter dans la langue de la culture Canadian.

Le groupe SIMPLE PLAN répond parfaitement aux nouveaux critères du nouveau centre de décision des Caisses  Desjardins localisé maintenant à Toronto.

La culture anglo-saxonne est plus rentable économiquement. Plutôt que d’encourager les artistes québécois qui chantent dans la langue de Molière, Desjardins a choisi d’encourager les artistes qui adoptent la langue de l’Empire.

Il y a là une forte tendance à dévaloriser la culture québécoise.

Desjardins est une institution financière comme les autres, ni mieux ni pire.

Il n’y a plus de lien privilégié entre les québécois et le mouvement desjardins.

Les Caisses Desjardins ont décidé de couper avec leur racines québécoises. Voici d’ailleurs un papier écrit par Yves Beauchemin, l’auteur du Matou.

Titre de l’article: Détournement de caisse, dans le journal L’échangeur Frontenac, samedi, 22 janvier 2011 par l’écrivain québécois Yves Beauchemin

Le 29 mars 2008, Monique Leroux se faisait élire à l’arraché comme présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins, poste qu’elle occupe toujours. Son élection a marqué un tournant majeur dans l’histoire de la caisse de chez nous. Ce tournant, faut-il ajouter, avait été préparé par son prédécesseur Alban D’Amours, dont elle était une proche collaboratrice.

Vers la fin du mandat d’Alban d’Amours – et d’une façon de plus en plus marquée après lui – , le pouvoir local des caisses populaires s’est mis à rétrécir, grugé par une haute direction qui cherchait à tout centraliser. À centraliser ce qui l’était déjà pas mal…

Moins il y a de décideurs, plus les projets et les changements d’orientation sont faciles à mettre en œuvre. Or plusieurs des nouvelles orientations du Mouvement Desjardins soulèvent des inquiétudes. Au lieu d’aller dans le sens de la loi 101 et de faire servir ses milliards d’actifs et son puissant réseau de caisses à la promotion du français comme langue commune – une langue fragile parlée par moins de 2% des locuteurs en Amérique du Nord -, le Mouvement Desjardins pratique de plus en plus un bilinguisme institutionnel aligné sur la loi fédérale des langues officielles.

Ce bilinguisme toxique pour notre langue s’infiltre dans les répondeurs, les services automatisés, la publicité et l’affichage de nos caisses populaires, s’étale sur les cartes d’affaires de leurs représentants et Desjardins l’exige de plus en plus maintenant des postulants à un emploi. Aussi, les plaintes commencent-elles à affluer.

Effet pervers

En fait, c’est comme si le Mouvement Desjardins, ayant fait le plein de ses clients au Québec, s’était tourné vers le Canada pour agrandir son marché. Il faut alors faire patte de velours, n’est-ce pas, se «déquébécoiser» et penser canadian! En décembre dernier, Desjardins acquérait pour 443 millions $ le Western Financial Group, une compagnie d’assurances albertaine. Pourquoi pas? Les affaires sont les affaires,après tout.

Mais attention à l’effet pervers: le Québec, qu’Alphonse Desjardins et ses successeurs voulaient servir d’abord et avant tout, ne semble plus aujourd’hui aux yeux de la nouvelle direction qu’une simple région dans un territoire beaucoup plus vaste. Cette attitude explique sans doute le comportement du Mouvement Desjardins en 2008 dans le dossier de l’absorption de la Bourse de Montréal par celle de Toronto pour former le TMX Group.

Plusieurs – dont Jacques Parizeau et le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) – ont dénoncé cette décision (approuvée par l’ADQ!) ; le Québec perdait un précieux instrument de développement et une part de son autonomie financière. Le Mouvement Desjardins n’est pas monté aux barricades pour défendre la Bourse de Montréal. Et pour cause: Valeurs Mobilières Desjardins travaillait dans ce dossier comme conseiller pour la Bourse de Toronto!

Dans l’affaire plus récente du projet fédéral de la Commission des valeurs mobilières unique – empiètement brutal sur une compétence du Québec -, le Mouvement Desjardins s’est montré, à la surprise de tous, des plus mollasse et discret. Par contre, à la stupéfaction de tous, Power Corporation s’est opposé vigoureusement à cette intrusion. On dit que Paul Desmarais, fin renard, avait compris qu’une défaite du Québec dans ce dossier fournirait de puissantes armes aux indépendantistes.

Cliquez ici pour accéder à notre DOSSIER NOIR MOUVEMENT DES CAISSES DESJARDINS !

Nous devons faire pression sur les Caisses en ce début de nouvelle année. Car bientôt, nous nous poserons la question suivante:

Dans cinq années, Caisse qui nous distinguera comme peuple ?

Desjardins

J’ai déjà été québécoise!